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Political Space for Non-Governmental Organizations in United Nations World Summit Processes



En faisant place à la participation d’organisations non gouvernementales (ONG), les conférences et sommets mondiaux tenus sous les auspices des Nations Unies leur ont ouvert un nouvel espace politique. Dans cette étude, Britta Sadoun rattache cette observation à l’évolution générale des relations entre l’Organisation des Nations Unies (ONU) et les acteurs de la société civile.

L’auteur commence par envisager les ONG comme des acteurs de la société civile avant d’examiner les mécanismes spécifiques disponibles pour faire participer les ONG aux conférences de l’ONU. Elle explique ensuite comment un nombre croissant de représentants d’ONG venus du monde entier et issus d’horizons extrêmement divers, représentant une très large palette d’intérêts et d’expériences, ont pu se rencontrer grâce aux sommets. En 2003, pour mieux évaluer la relation s’établissant entre l’ONU et les ONG, le Secrétaire général de l’ONU a nommé un Groupe de personnalités éminentes sur les relations entre l’ONU et la société civile. La quatrième partie du document traite des principales conclusions du rapport du groupe.

La section 5 porte sur le Sommet tenu en 2005, cinq ans après le Sommet du millénaire. La participation des ONG à ce sommet (et à celui de 2000) était différente de celle des autres sommets de l’ONU. Les ONG n’étaient plus des acteurs en marge de l’événement central. Au contraire, une réunion-débat non officielle a été organisée spécialement pour elles au siège de l’ONU à New York, plusieurs mois avant le sommet. Ainsi, fait observer l’auteur, si, d’un côté, les ONG deviennent partie intégrante des sommets, souvent citées par les diplomates et les fonctionnaires de l’ONU, de l’autre, elles sont tenues à distance des délibérations politiques.

La section 6 traite de l’évolution des relations entre les ONG et l’ONU. Les années 90 ont montré que la coopération des ONG et d’autres acteurs de la société civile était nécessaire à l’élaboration de propositions viables qui, pour être appliquées avec succès, doivent bénéficier d’un large appui. Cependant, selon l’auteur, les décisions de l’ONU touchant à la participation des ONG obéissent à un souci d’efficacité et d’efficience. Ce genre d’analyse “coût-bénéfices” semble négliger dans une certaine mesure le caractère politique de certaines ONG. Britta Sadoun plaide donc pour une attitude différente—de modération et de médiation—envers ces acteurs dans les grandes conférences de l’ONU où s’établissent les politiques futures.

  • Publication and ordering details
  • Pub. Date: 21 Feb 2007
    Pub. Place: Geneva
    ISSN: 1020-8178
    From: UNRISD