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UN World Summits and Civil Society: The State of the Art



Les sommets mondiaux des Nations Unies ont eu sur la communauté internationale un effet pénétrant. Depuis les initiatives pionnières des années 70 jusqu’à l’activité intense des années 90 puis aux conférences de suivi et aux nouveaux défis de l’époque actuelle, les sommets mondiaux des Nations Unies ont porté sur des questions d’intérêt mondial, impliqué les gouvernements nationaux, et établi d’importantes et complexes relations avec des organisations de la société civile (OSC). Ce document de Mario Pianta, qui fait le point sur les sommets mondiaux des Nations Unies et la société civile, examine le lien qui existe entre eux. L’auteur traite de l’histoire de l’évolution parallèle des sommets mondiaux des Nations Unies et de la société civile sur les problèmes mondiaux, des concepts, ainsi que d’éléments tant qualitatifs que quantitatifs recueillis sur ce sujet.

Après avoir planté le décor dans la première section, Mario Pianta consacre la deuxième aux définitions, concepts et typologies. Afin de jeter quelque lumière sur la complexité des activités entreprises dans la société civile mondiale, en particulier en relation avec les sommets mondiaux des Nations Unies, il s’efforce de dégager les aspects par lesquels les acteurs de la société civile mondiale se différencient principalement.

La troisième section résume l’histoire des interactions entre les sommets mondiaux des Nations Unies et la société civile, depuis l’expérimentation des années 70 et 80 à l’organisation de la société civile mondiale au début du XXIème siècle, en passant par la participation massive aux conférences des Nations Unies dans les années 90. Ce qui se dégage, c’est une relation entre la dynamique institutionnelle et la dynamique sociale sur des questions d’intérêt mondial. Cela n’est pas sans précédent, mais la nouveauté des années 90 tient à la très large participation d’OSC du monde entier et à l’accélération et à la densification des liens au niveau mondial. Autrement dit, avec les sommets des Nations Unies, la société civile a étendu à la fois son audience et ses activités. Les sommets ont stimulé l’apparition d’identités et d’initiatives mondiales dans la société civile, et ont favorisé divers développements dans les sociétés civiles nationales.

La quatrième section fournit quelques éléments sur les organisations de la société civile ayant participé aux conférences mondiales. Mario Pianta passe en revue les résultats de diverses enquêtes, présentant de manière plus détaillée ceux d’une récente enquête menée auprès de 147 OSC impliquées dans des événements mondiaux et dont la moitié ont participé au moins à un sommet mondial des Nations Unies. Cette enquête montre que l’attitude qui domine est celle d’un dialogue actif avec les sommets mondiaux des Nations Unies et que viennent ensuite la critique extérieure des politiques et les efforts d’intégration lors des sommets officiels. L’auteur traite aussi de diverses propositions avancées comme solutions de rechange, en s’attardant davantage sur celles auxquelles les OSC tiennent le plus.

Dans la cinquième section, Mario Pianta rassemble les résultats des sections précédentes pour obtenir une grille lui permettant d’évaluer l’impact des sommets mondiaux des Nations Unies sur la société civile. Il traite des diverses interactions qui se sont fait jour et des effets de la participation à ces sommets mondiaux sur plusieurs aspects de l’évolution de la société civile et expériences en la matière. Il propose une typologie expérimentale pour organiser les éléments complexes et fragmentaires recueillis sur la question et évaluer les retombées des sommets des Nations Unies sur la société civile.

Etant donné l’expérience que l’on a de la participation de la société civile aux sommets mondiaux des Nations Unies, quelles sont les leçons à en tirer si l’on veut parvenir à des changements? La sixième section, par laquelle se conclut le document, signale les points forts et les points faibles de quatre stratégies-types auxquelles recourent la société civile mondiale et les mouvements sociaux mondiaux. Ces stratégies-types sont celles de la protestation, des pressions (en vue d’obtenir des réformes), des propositions (attitude qui consiste à élaborer des politiques de substitution et à énoncer les changements radicaux que l’on réclame) et des pratiques alternatives (la société civile s’organisant elle-même en dehors des systèmes de l’Etat et du marché).
  • Publication and ordering details
  • Pub. Date: 16 Aug 2005
    Pub. Place: Geneva
    ISSN: 1020-8178
    From: UNRISD