1963-2013 - 50 years of Research for Social Change

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Social Insurance (Pensions and Health), Labour Markets and Coverage in Latin Amercia



Au cours du dernier quart de siècle, en particulier des quinze dernières années, presque tous les pays d’Amérique latine ont procédé à la réforme de leur assurance sociale maladie et la plupart d’entre eux ont entrepris des réformes structurelles pour privatiser totalement ou en partie leurs régimes de pension. Cependant, leurs modèles, l’étendue, la profondeur et la rapidité des réformes présentent des différences considérables. Vers 2004, en moyenne 41 pour cent de la population totale était assurée contre la maladie (soit moins que la norme minimale de 75 pour cent établie par l’Organisation internationale du Travail/OIT); ce pourcentage allait de 7 à 34 pour cent dans dix pays et avait stagné ou diminué dans neuf pays. En moyenne, 31 pour cent de la population active―26 pour cent dans les régimes privés et 39 pour cent dans les régimes publics―bénéficiaient d’un régime de pension (soit plus, dans les deux cas, que la norme minimale de l’OIT, fixée à 20 pour cent); cependant, la tendance était à la baisse. Le marché du travail a évolué dans le sens des emplois informels et d’une flexibilité croissante des emplois, ce qui a eu des effets néfastes sur la couverture sociale et sur les réformes susmentionnées, et les politiques passées et présentes relatives aux assurances sociales ne se sont pas adaptées à ce changement. Ce document, divisé en quatre parties, analyse les rapports entre le marché du travail, les assurances sociales (pension et maladie), et la couverture sociale des actifs et de la population d’Amérique latine.

La première partie décrit brièvement l’évolution du marché du travail vers les emplois informels et la flexibilisation du travail, qui signifie que certains emplois ne donnent plus droit aux assurances sociales. L’auteur étudie les difficultés d’intégration du secteur informel (indépendants, employés de maison, employés de micro-entreprises etc.) et de la population rurale (paysans y compris) et recense les facteurs qui pourraient expliquer les différences de couverture entre pays.

La deuxième partie évalue l’impact de facteurs externes et du système lui-même, ainsi que des réformes, sur divers aspects de la couverture: le nombre total des personnes à la fois assurées contre la maladie et au bénéfice d’un régime de pension avant et après les réformes; les inégalités de couverture selon les revenus, le sexe, la région géographique et le type de population (autochtone ou non); et le nombre de pauvres bénéficiant d’une assistance sociale et de personnes âgées percevant une retraite d’une assurance sociale.

La troisième partie est consacrée aux politiques menées pour étendre la couverture sociale aux secteurs qui en sont exclus, en particulier informel et rural. L’auteur compare les approches divergentes d’organisations internationales et régionales (telles que l’OIT, l’Association internationale de la sécurité sociale, la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes, l’Organisation panaméricaine de la santé, la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement) et repère des objectifs communs. Il expose les politiques conçues pour intégrer les groupes exclus et réduire les inégalités selon le revenu, le sexe, la région géographique et parmi les populations autochtones et pour protéger les pauvres et les personnes âgées.

Dans la quatrième partie, il tire de l’expérience latino-américaine des enseignements profitables pour d’autres pays en développement.
  • Publication and ordering details
  • Pub. Date: 1 Aug 2008
    Pub. Place: Geneva
    ISSN: 1020-8208
    From: UNRISD